Travailler au Japon

Une puissance économique de premier ordre...

Depuis 2010, le Japon compte 128 Millions d’habitants au pouvoir d’achat parmi les plus élevés au monde. Troisième puissance économique mondiale derrière les Etats-Unis et la Chine, et devant l'Allemagne et la France, son intégration aux économies asiatiques est un facteur clé de la sa réussite actuelle. Dans le classement Fortune 500 des multinationales de 2010, le Japon se situe au second rang mondial avec 64 entreprises, dont 13 figurent parmi les 25 plus grandes sociétés asiatiques.

Sa prééminence dans la région est à la fois industrielle, technologique et financière. De manière diffuse dans l’Histoire, le Japon représente une référence incontournable pour ses pays voisins, dont la plupart ont emprunté son modèle économique, et plus largement, adopté ses produits culturels.

Le marché de l’emploi se caractérise par un faible tôt de chômage (4,2% janvier 2012) dû notamment à la mise en place d’une politique de flexibilité de la législation du travail.

 

Face à de lourds défis structurels

L’économie japonaise mise à mal

Marchés financiers internationaux chamboulés, yen valorisé, taux d'intérêt proche de 0%, déficit budgétaire lourd, niveau de la dette publique de 200% du PIB, taux de l'impôt sur les sociétés des plus élevés, et productivité horaire inférieure de 30% par rapport aux Etats-Unis : le Japon est fragilisé

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Le déclin démographique

Le taux de natalité au Japon est l’un des plus bas au monde : 7,87 naissances pour 1000 habitants, et record historique de stagnation de la population, un taux de croissance de 0,02% a été enregistré en 2011. Les experts estiment qu’à ce rythme la population japonaise devrait diminuer de 30% d’ici 2055 et le nombre d’actifs de moitié, une situation préoccupante. En revanche, l'espérance de vie japonaise est la plus élevée au monde, estimée en 2010 à 86,4 ans pour les femmes et à 79,6 ans pour les hommes. Ces deux facteurs contribuent à creuser la dette publique pour financer les coûts sociaux liés au vieillissement de la population.

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Un contexte politique instable

La politique du Japon s'inscrit dans un système de monarchie constitutionnelle avec un parlement bicaméral, la Diète (国 会 ,Kokkai). Ce régime politique a été mis en place en 1946 en accord avec les forces d'occupation américaines. L’instabilité politique au Japon semble n’avoir pas de fin. Moins de trois ans après l’alternance dite « historique » au profit du Parti démocrate japonais (PDJ) en août 2009, qui a mis fin à la domination du Parti libéral-démocrate (PLD), trois Premiers ministres se sont déjà succédés.

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L’emploi des femmes : une réponse à la croissance

Les femmes de 25 à 54 ans ne représentent que 40% de la force de travail au Japon. Ce sont elles aussi qui souffrent le plus de la précarité de l’emploi en occupant 70% des emplois au noir.

En 2009, l’OCDE a exhorté le Japon à prendre des mesures pour augmenter la proportion de femmes actives, afin d'accroître la productivité dans le pays surendetté et en proie au déclin démographique.

“Le Japon sous-utilise le talent de sa population féminine, et laisse sur le côté une des plus importantes sources de croissance", regrettait alors M. Gurria, Secrétaire Général de l’OCDE.

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Quels espoirs pour le futur ?

En 2010, l'emploi des femmes atteint un record avec un total de 23 millions de femmes actives (+0,8 %), soit 60% des femmes en âge de travailler contre 80% des hommes.

Dans son rapport, Goldman Sachs estime qu’en annulant cet écart, le Japon pourrait voir son PIB gonfler de 15%.

Le Japon pourrait donc compter sur la « Womenomics » – l’économie des femmes – pour accélérer sa croissance.

L’emploi des femmes permettrait de:

- Augmenter la productivité et donc la compétitivité du Japon dans l’économie mondiale

- Financer les coûts sociaux lies au vieillissement de la population

- Booster la consommation, en leur donnant du pouvoir d’achat.

Les dépenses des femmes sont moins sensibles à la conjoncture que celles des hommes. De plus, les entreprises mettant les femmes au coeur de leurs préoccupations seraient à même de mieux comprendre leurs attentes en tant que consommatrices.

- Les secteurs gagnants de cette “économie des femmes” sont prévisibles : Garderies/Crèches, Restauration/Produits alimentaires, Beauté, Habillement, Immobilier, Internet et les secteurs financiers.

L’accès des femmes à des postes de management est un tout autre défi. En 2005, le Japon s’était fixé l’objectif de 30% de femmes cadres supérieurs au sein des entreprises privées comme publiques à horizon 2020. Mais cet objectif ne semble pas atteignable, les femmes aujourd’hui ne représentent que 1,2% des postes de management, (enquête du Tokyo Keizai 2010).

Faut-il imposer des quotas comme d’autres pays, notamment européens, le font?

Les femmes japonaises sont elles-mêmes divisées sur la question. “Nous ne voulons pas d’une discrimination positive artificielle. Quand bien même nous mettrions en place un système de quotas nous n’avons pas à l’heure actuelle assez de femmes qualifiées pour occuper ces postes”, affirme Noriko Tojo, Directeur Générale et seule femme au comité exécutif de Otsuka Holdings Co, entreprise pharmaceutique et alimentaire. “La clé est de développer et de promouvoir une nouvelle génération de femmes de talents”

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